Fondation Porteo

Rentrée scolaire 2026-2027 : la Fondation PORTEO renforce son engagement pour des conditions d’apprentissage durables

De la distribution de fournitures scolaires à la réhabilitation d’établissements, la Fondation PORTEO déploie en Côte d’Ivoire une approche qui associe accès à l’école, qualité des infrastructures et amélioration des résultats éducatifs. 

Pour un enfant, une rentrée scolaire ne commence pas seulement lorsqu’une classe ouvre ses portes. Elle commence lorsque les conditions sont réunies pour apprendre : disposer des fournitures essentielles, évoluer dans un environnement sûr, pouvoir compter sur un enseignant correctement équipé et entrer dans une salle de classe digne de ce nom. 

C’est autour de cette conviction que la Fondation PORTEO inscrit son action en faveur de l’éducation. 

À l’occasion de la rentrée scolaire 2026-2027, la Fondation a engagé une nouvelle campagne d’accompagnement des communautés éducatives, couvrant plusieurs régions de Côte d’Ivoire. Les opérations conduites à Ligrohoin, Mahandougou, Pangarikaha et dans d’autres localités ne constituent pas uniquement une succession de distributions. Elles s’inscrivent dans une intervention plus large destinée à agir simultanément sur plusieurs obstacles à l’apprentissage : l’accès au matériel scolaire, l’équipement pédagogique des enseignants et, lorsque cela est nécessaire, la qualité même des infrastructures. 

Les données communiquées lors des dernières étapes de la campagne font état de plus de 7 200 kits scolaires et 150 kits pédagogiques prévus dans une vingtaine d’établissements en Côte d’Ivoire, auxquels doivent s’ajouter 2 000 kits destinés au Togo et au Bénin.  

Cette mobilisation intervient après deux années durant lesquelles plus de 11 000 kits scolaires avaient déjà été distribués, selon les informations communiquées par la Fondation lors de la campagne 2026.  

Mais derrière ces volumes se trouve un enjeu plus important : transformer des ressources matérielles en meilleures conditions d’apprentissage. 

Agir au plus près des communautés scolaires 

La campagne 2026-2027 a été conçue pour toucher plusieurs territoires et directions régionales de l’Éducation nationale, notamment Divo, Ferkessédougou, Korhogo, Yamoussoukro, Boundiali et Séguéla. 

Le chronogramme initial des cérémonies officielles prévoyait six grandes étapes : Ligrohoin dans le département de Lakota, Mahandougou dans la zone de Ouangolodougou, Pangarikaha dans la sous-préfecture de Karakoro, Zatta à Yamoussoukro, le Groupe scolaire Bakary Dao à Boundiali et Babien dans la sous-préfecture de Sifié.  

À Ligrohoin, dans le département de Lakota, 511 kits avaient déjà été effectivement distribués lors de la première opération médiatisée de la campagne. Les kits destinés aux élèves comprenaient notamment des cahiers, du matériel d’écriture et de géométrie, des ardoises, des trousses, des tenues scolaires et des sacs à dos.  

Quelques jours plus tard, l’intervention s’est poursuivie dans la région du Tchologo. À Mahandougou et dans les établissements environnants, 566 kits scolaires ont été distribués aux élèves de quatre écoles.  

Dans la région du Poro, la Fondation a étendu l’opération à cinq écoles de la sous-préfecture de Karakoro. L’ensemble des distributions réalisées autour de Pangarikaha, Kounigbekaha, Némélokaha, Toulèkaha et Tionkaha représente 636 kits scolaires et 28 kits pédagogiques selon le bilan publié à l’issue des opérations.  

Cette logique territoriale permet à la Fondation de ne pas concentrer son intervention sur les grands centres urbains uniquement, mais d’atteindre également des communautés où les dépenses liées à la rentrée peuvent peser lourdement sur les familles. 

Des kits pensés en fonction des besoins des élèves 

L’accompagnement ne repose pas sur une dotation uniforme. 

Les documents de préparation de la campagne montrent que la composition des kits varie selon le niveau scolaire, du CP1 au CM2. Cahiers, ardoises, stylos, crayons de couleur, instruments géométriques, trousses et autres fournitures sont répartis en fonction des besoins pédagogiques des classes.  

Pour les niveaux CM1 et CM2, les dotations comportent notamment plusieurs cahiers de différents formats, du matériel de géométrie et des fournitures adaptées aux exigences pédagogiques de la fin du cycle primaire.  

Cette distinction est importante : l’enjeu n’est pas seulement de donner un cartable, mais de rapprocher les ressources fournies des besoins réels du parcours scolaire. 

La Fondation agit également auprès des enseignants à travers la mise à disposition de kits pédagogiques, reconnaissant ainsi un principe essentiel : améliorer l’environnement d’apprentissage suppose d’accompagner à la fois l’élève et celui qui enseigne. 

À Zatta, passer des fournitures scolaires à l’environnement d’apprentissage 

C’est à Zatta, dans la commune de Yamoussoukro, que cette philosophie d’intervention prend une dimension supplémentaire. 

Construite en 1957, l’école primaire de Zatta fait partie du patrimoine éducatif historique de la localité. Après plusieurs décennies d’utilisation, l’état des bâtiments, des sanitaires et de certains équipements rendait nécessaire une intervention plus structurelle. La fiche technique du projet identifie notamment des problèmes de dégradation des bâtiments et des conditions d’hygiène insuffisantes.  

Le projet engagé par la Fondation PORTEO entre avril et octobre 2026 poursuivait alors un objectif qui dépasse la rénovation esthétique : améliorer le cadre d’apprentissage des élèves et les conditions de travail des enseignants, renforcer la sécurité et l’hygiène et permettre la continuité des activités scolaires dans de meilleures conditions.  

L’intervention réalisée à Zatta comprend notamment la réhabilitation de sept salles de classe, la fourniture de 180 tables-bancs, la mise à disposition de jeux éducatifs pour la maternelle ainsi que des travaux concernant les installations sanitaires.  

Les travaux ont concerné notamment la toiture, les plafonds, la structure des bâtiments, le carrelage, l’électricité et la peinture.  

Dans un établissement scolaire, ces améliorations ne sont pas secondaires. Une salle correctement protégée des intempéries, un accès à des sanitaires fonctionnels, du mobilier adapté ou un environnement plus sûr influencent directement la qualité du temps passé à l’école. 

L’enjeu est donc de considérer l’infrastructure éducative elle-même comme une composante du parcours d’apprentissage. 

Après l’investissement, la question des résultats 

L’un des éléments les plus significatifs de l’intervention de Zatta se situe cependant après les travaux. 

La Fondation PORTEO a fixé à l’établissement un objectif de 95 % de réussite à l’entrée en sixième pour l’année scolaire 2026-2027. Si cet objectif est atteint, elle prévoit de poursuivre son accompagnement, notamment à travers une nouvelle intervention sur la maternelle et la dotation de l’établissement en équipement de reproduction documentaire.  

La démarche introduit une évolution importante dans la manière de penser la philanthropie éducative. 

L’impact d’un programme ne peut pas être mesuré seulement par le nombre de kits distribués, le nombre de bâtiments repeints ou la valeur des investissements engagés. Ces indicateurs permettent de mesurer les moyens mobilisés. Ils ne suffisent pas, à eux seuls, à mesurer le changement produit. 

La question fondamentale devient alors : les enfants apprennent-ils mieux et progressent-ils davantage ? 

À Zatta, la volonté affichée est précisément de relier l’amélioration du cadre scolaire à une ambition de réussite éducative. 

Selon les informations communiquées lors de l’inauguration, la Fondation indique par ailleurs que plusieurs établissements déjà accompagnés ont enregistré des niveaux élevés de réussite à l’entrée en sixième. Ces données constituent désormais une base intéressante pour renforcer, à terme, le suivi longitudinal des établissements bénéficiaires.  

De l’assistance ponctuelle à une logique d’investissement social 

Cette évolution est déterminante. 

Dans de nombreux programmes sociaux, la remise d’un équipement représente la fin de l’intervention. Une approche fondée sur l’impact considère au contraire cette remise comme le début d’un processus. 

Le kit permet à l’enfant d’aborder la rentrée avec les outils nécessaires. 

L’équipement pédagogique accompagne l’enseignant. 

La réhabilitation améliore l’environnement physique dans lequel l’apprentissage a lieu. 

Et le suivi des résultats permet de comprendre si ces interventions contribuent réellement à améliorer les trajectoires scolaires. 

C’est dans cette articulation que la stratégie éducative de la Fondation PORTEO peut prendre toute sa profondeur. 

L’organisation présente d’ailleurs l’éducation comme l’un de ses quatre domaines prioritaires d’intervention, aux côtés de la santé, du développement communautaire et de l’environnement.  

Dans le courrier adressé au ministère en septembre, la Fondation rappelait que son intervention vise à faciliter l’accès à l’école, renforcer les capacités d’accueil des établissements et soutenir la réussite des élèves, en complément des politiques publiques.  

Cette notion de complémentarité est essentielle. 

L’ampleur des enjeux éducatifs exige une mobilisation collective des pouvoirs publics, des communautés, du secteur privé et des organisations philanthropiques. Une fondation n’a pas vocation à se substituer à l’État. Elle peut en revanche concentrer des ressources, tester des modes d’intervention, répondre à certaines vulnérabilités locales et contribuer à créer des solutions reproductibles. 

Construire aujourd’hui les capacités de demain 

La rentrée scolaire offre chaque année une image très concrète des inégalités : certains enfants arrivent en classe avec toutes les ressources nécessaires, tandis que d’autres commencent leur parcours avec des contraintes matérielles importantes. 

Réduire cette différence ne garantit pas à elle seule la réussite scolaire. 

Mais elle permet de supprimer certains obstacles évitables. 

C’est tout l’enjeu de l’action engagée par la Fondation PORTEO : faire en sorte qu’un manque de fournitures, un bâtiment dégradé ou des conditions sanitaires insuffisantes ne deviennent pas des handicaps supplémentaires dans le parcours d’un enfant. 

À mesure que son programme éducatif prend de l’ampleur, le prochain défi sera celui de la mesure : suivre les résultats scolaires, documenter l’évolution de la fréquentation, observer la conservation des infrastructures, mesurer la satisfaction des enseignants et des familles, et identifier les interventions qui produisent les effets les plus durables. 

Car la véritable réussite d’un programme éducatif ne se mesure pas le jour d’une cérémonie. 

Elle se mesure quelques mois et quelques années plus tard, dans les salles de classe, dans les résultats des élèves et dans les perspectives nouvelles que l’éducation leur permet d’envisager. 

Investir dans l’école, c’est investir dans la capacité d’une génération à construire son propre avenir.